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Aide personnalisée au logement (APL)

Jusqu'à 250 € par mois d'aide au logement de la CAF — beaucoup ne savent pas qu'ils y ont droit.

≈ €2,520/yr Complexité CAF
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L'aide personnalisée au logement (APL) est une prestation de la Caisse d'Allocations Familiales versée chaque mois aux locataires et aux propriétaires occupants pour réduire leur charge de logement. Plus de 6,5 millions de foyers en France perçoivent une aide au logement. Une part importante des ayants droit ne dépose pas de demande, faute d'information sur leurs droits ou parce que la procédure paraît complexe.

Conditions d'éligibilité

Vous pouvez prétendre à l'APL si :

  • vous occupez le logement à titre de résidence principale (au moins 8 mois par an)
  • vous payez un loyer ou remboursez un prêt pour ce logement
  • vos ressources et celles de votre foyer sont inférieures aux plafonds CAF
  • le logement est conventionné (pour la version APL) ou répond aux critères de décence
  • vous êtes de nationalité française ou en situation régulière en France

Fondement juridique

L'aide personnalisée au logement (APL) est prévue par les articles L. 821-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation (CCH), qui régissent l'ensemble des aides personnelles au logement. Elle a été créée par la loi n° 77-1 du 3 janvier 1977 portant réforme de l'aide au logement et a fait l'objet de plusieurs réformes majeures, notamment celle entrée en vigueur le 1er janvier 2021 (calcul en temps réel sur la base des ressources des douze derniers mois).

L'APL coexiste avec deux autres aides personnelles au logement : l'allocation de logement familiale (ALF, art. L. 822-1 CCH) et l'allocation de logement sociale (ALS, art. L. 823-1 CCH). Le bénéficiaire ne peut percevoir qu'une seule de ces trois aides — la règle de non-cumul s'applique strictement (art. L. 821-2 CCH).

L'APL concerne les logements conventionnés avec l'État ; les logements non conventionnés relèvent de l'ALF ou de l'ALS. Les modalités de calcul, communes aux trois aides depuis la réforme dite « contemporaine » de 2021, sont fixées par les articles R. 822-1 et suivants du CCH.

Qui a droit à l'APL

Peuvent percevoir l'APL les personnes qui occupent à titre de résidence principale un logement conventionné, c'est-à-dire un logement faisant l'objet d'une convention APL signée entre le propriétaire et l'État (art. L. 831-1 CCH). En pratique, cela couvre la grande majorité des logements HLM, ainsi qu'un grand nombre de logements du parc privé conventionné (loi de 1977, dispositif Borloo, conventionnement Anah).

Trois catégories de bénéficiaires sont distinguées :

  • Locataires d'un logement conventionné — résidence principale, occupé au moins huit mois par an (art. R. 822-2 CCH).
  • Sous-locataires d'un logement conventionné — sous certaines conditions de régularité de la sous-location.
  • Accédants à la propriété ayant signé un prêt conventionné ou un PAS (prêt à l'accession sociale) avant le 1er janvier 2018 — la fenêtre est désormais fermée pour les nouveaux accédants depuis cette date.

L'occupation doit être stable et régulière. Les étudiants, les jeunes actifs et les retraités peuvent prétendre à l'APL, sous réserve des plafonds de ressources et de l'absence de rattachement fiscal au foyer parental dans certains cas (art. R. 822-7 CCH pour les étudiants).

Conditions de nationalité et de séjour

L'APL est ouverte sans condition de nationalité aux Français, aux ressortissants de l'Espace économique européen et de la Suisse, ainsi qu'aux personnes étrangères en situation régulière disposant d'un titre de séjour les autorisant à résider en France (art. L. 821-1 CCH renvoyant à l'art. L. 512-2 du Code de la sécurité sociale).

Sont admis notamment : les titulaires d'une carte de résident, les titulaires d'une carte de séjour pluriannuelle, les bénéficiaires d'une protection internationale (statut de réfugié ou protection subsidiaire) ainsi que les détenteurs d'un récépissé de demande de renouvellement valant maintien provisoire du droit au séjour.

La condition de résidence en France est appréciée concrètement : le foyer doit y avoir son centre des intérêts matériels et moraux, et le logement doit être occupé au minimum huit mois par an. Les absences temporaires (vacances, hospitalisation, mission professionnelle) n'interrompent pas le droit, mais une absence prolongée hors de France peut entraîner suspension ou suppression de l'aide.

Calcul du montant

Depuis la réforme du 1er janvier 2021, le montant de l'APL est calculé en « temps réel », c'est-à-dire sur la base des douze derniers mois glissants de ressources, et non plus sur les revenus fiscaux de l'année N-2 (art. R. 822-1-1 CCH). Le calcul est mis à jour automatiquement chaque trimestre.

La formule de calcul, codifiée à l'article R. 822-25 CCH, intègre :

  • la composition familiale (nombre de personnes au foyer) ;
  • les ressources du foyer (salaires, indemnités, pensions, revenus du capital, revenus locatifs) ;
  • le loyer ou la mensualité de remboursement, plafonné selon une grille géographique (zones I, II, III) — Paris et la première couronne en zone I, certaines grandes agglomérations en zone II, le reste en zone III ;
  • un forfait de charges mensuel automatique (54,76 € pour une personne seule en 2024, majoré par personne supplémentaire) ;
  • la nature du logement (location, foyer, résidence universitaire).

Le montant moyen versé tous types d'aides confondus s'établit autour de 230 € par mois (CAF, statistiques 2024). Pour un étudiant en chambre universitaire en zone II, l'APL peut atteindre 200 à 250 € selon les ressources personnelles ; pour un foyer de quatre personnes en zone I dont les revenus sont modestes, elle dépasse souvent 400 €.

Plafonds de loyer par zone

Le loyer pris en compte dans le calcul de l'APL est plafonné, à la fois pour des raisons budgétaires et pour éviter de subventionner indirectement des loyers excessifs. Les plafonds, dits L, sont fixés par arrêté annuel et différenciés selon trois zones géographiques (art. R. 823-2 CCH) :

  • Zone I — Paris et 75 communes de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne).
  • Zone II — autres communes d'Île-de-France, agglomérations de plus de 100 000 habitants, agglomérations en zones tendues (cf. liste arrêtée par décret).
  • Zone III — le reste du territoire métropolitain.

À titre indicatif, les plafonds 2024 pour une personne isolée en location ordinaire sont de l'ordre de 305 €/mois en zone I, 266 €/mois en zone II et 250 €/mois en zone III. Pour un couple avec un enfant, ces plafonds s'élèvent respectivement à environ 433 €, 354 € et 326 € par mois (revalorisation IRL d'octobre 2024).

Les outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte) appliquent un barème spécifique, en général proche de la zone II métropolitaine.

Ressources prises en compte

Conformément à l'article R. 822-4 CCH, les ressources retenues pour le calcul de l'APL en mode contemporain sont la somme des revenus nets imposables perçus au cours des douze derniers mois glissants par l'ensemble des membres du foyer. Sont concernés notamment :

  • les salaires (nets imposables, abattus de 10 % pour frais professionnels) ;
  • les revenus de remplacement : allocations chômage, indemnités journalières maladie ou maternité, pensions de retraite et d'invalidité ;
  • les bénéfices industriels, commerciaux et non commerciaux (BIC, BNC), y compris des micro-entrepreneurs (forfait de 50 % à 71 % selon l'activité) ;
  • les revenus du patrimoine (revenus fonciers, revenus de capitaux mobiliers — abattus selon les règles fiscales) ;
  • les pensions alimentaires reçues.

En revanche, ne sont pas retenus le RSA (qui est une allocation différentielle), la prime d'activité, les allocations familiales, l'AAH, les bourses d'études, les indemnités journalières d'AT/MP, ainsi que les rentes accidents du travail.

Pour les étudiants, un forfait de ressources est appliqué (art. R. 822-15 CCH) si les revenus réels sont inférieurs à un plancher : 6 000 € pour les non-boursiers, 4 200 € pour les boursiers en location, 3 200 € en résidence universitaire (chiffres 2024).

Logement éligible

L'APL n'est versée que pour un logement répondant à plusieurs critères cumulatifs (art. L. 822-9 CCH et arrêté du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques de décence) :

  • le logement doit être conventionné, c'est-à-dire faire l'objet d'une convention signée avec l'État ;
  • il doit constituer la résidence principale du locataire ou de l'accédant — occupation au moins huit mois par an ;
  • il doit respecter les normes de décence (surface minimale, équipement sanitaire, chauffage, étanchéité, sécurité électrique) ;
  • la surface habitable doit être au moins de 9 m² pour une personne seule, 16 m² pour un couple, 9 m² supplémentaires par personne au-delà.

Sont également éligibles : les chambres en foyer ou résidence universitaire conventionnée, les logements en sous-location régulière (CROUS, ADOMA, Habitat Jeunes), et les logements en colocation (chaque colocataire pouvant être bénéficiaire à titre individuel, art. L. 822-7 CCH).

La location à un membre de la famille en ligne directe (parents, enfants, grands-parents) est exclue (art. L. 821-3 CCH). La location à un frère, une sœur, un oncle ou une tante n'est en principe pas exclue, sous réserve d'une location effective et d'un loyer réel.

Procédure de demande

La demande d'APL se fait auprès de la CAF du département de résidence — ou, pour les salariés agricoles et les exploitants, auprès de la Mutualité sociale agricole (MSA). La voie privilégiée est la demande en ligne sur caf.fr, rubrique « Le Logement » → « Demander une aide au logement » : la procédure dure typiquement 15 à 20 minutes, et la réponse arrive sous 30 jours (art. L. 821-7 CCH).

Pour les nouveaux allocataires, un compte est créé automatiquement à l'issue de la demande, avec attribution d'un numéro allocataire à 7 chiffres. Pour les allocataires déjà connus de la CAF (perception d'allocations familiales, par exemple), la demande s'intègre au compte existant.

Le droit à l'APL ouvre à compter du 1er jour du mois suivant celui où sont remplies toutes les conditions — locataire entré dans les lieux, ressources renseignées, RIB transmis (art. R. 823-7 CCH). Aucun effet rétroactif n'est prévu (sauf pour les étudiants logés en résidence CROUS, qui bénéficient d'une rétroactivité d'un mois).

Documents à fournir

La constitution du dossier APL nécessite plusieurs justificatifs (art. R. 822-13 CCH) :

  • Justificatif d'identité — carte nationale d'identité ou passeport, ou titre de séjour pour les ressortissants étrangers.
  • Numéro de sécurité sociale (NIR) du demandeur et de chaque membre du foyer, présent sur la carte Vitale.
  • Justificatif de logement — bail signé (locataires), contrat de prêt conventionné (accédants), ou attestation du gestionnaire (résidence universitaire, foyer).
  • Quittance de loyer récente ou attestation du bailleur précisant le montant du loyer et des charges.
  • Relevé d'identité bancaire (RIB) du compte sur lequel sera versée l'APL.
  • Justificatifs de ressources — fiches de paie des trois derniers mois pour les salariés, attestations Pôle emploi (France Travail) pour les demandeurs d'emploi, avis d'imposition pour les indépendants, attestation CROUS pour les boursiers.
  • Pour les étudiants : certificat de scolarité de l'année universitaire en cours, attestation de bourse le cas échéant.

La CAF peut demander des pièces complémentaires en cas de situation atypique (résidence alternée, garde d'enfants partagée, situation de handicap, hébergement chez un tiers, etc.).

Délais de traitement

Le délai légal d'instruction d'une demande d'APL est de 30 jours à compter de la réception du dossier complet par la CAF (art. L. 821-7 CCH). Ce délai inclut l'examen des pièces, le contrôle des conditions d'éligibilité et la liquidation du droit. En pratique, le traitement est souvent plus rapide pour les demandes simples — une à deux semaines — mais peut s'allonger en cas de pièces manquantes ou de situation complexe.

L'APL est versée mensuellement, à terme échu, le 5 du mois suivant celui de droit. Le premier versement intervient typiquement deux à trois mois après le dépôt du dossier (déposé le 15 mars : premier versement attendu vers le 5 mai pour le mois d'avril).

En cas de retard de versement supérieur à un mois, l'allocataire peut saisir le conciliateur CAF, ou à défaut le défenseur des droits. Pour les situations d'urgence (ressources interrompues, expulsion imminente), la CAF peut accorder un secours d'urgence — le formulaire est disponible auprès de la travailleuse sociale du centre.

Obligations déclaratives

Le bénéficiaire de l'APL est tenu de déclarer à la CAF, dans un délai d'un mois, tout changement de situation susceptible d'affecter le droit ou le montant de l'aide (art. R. 823-9 CCH). Sont notamment concernés :

  • tout changement d'adresse, y compris à l'intérieur de la même commune ;
  • toute modification de la composition du foyer — naissance, décès, mariage, séparation, départ ou arrivée d'un enfant ;
  • toute modification du loyer — révision annuelle IRL, changement de logement, fin du conventionnement ;
  • tout changement de situation professionnelle — embauche, perte d'emploi, passage à temps partiel, départ en formation ou en mobilité ;
  • toute perception d'une nouvelle ressource non automatiquement transmise par les administrations partenaires (héritage, donation, revenus locatifs, pension alimentaire).

Depuis la réforme contemporaine de 2021, une grande partie des données fiscales et de ressources est transmise automatiquement à la CAF par la DGFiP, France Travail et l'Assurance maladie, ce qui réduit les obligations déclaratives à la charge du bénéficiaire. Néanmoins, la déclaration trimestrielle reste obligatoire pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d'activité.

Indus et fraude

Lorsque le bénéficiaire a perçu une APL à laquelle il n'avait pas droit ou pour un montant supérieur, la CAF émet un indu (art. L. 553-2 CSS, applicable par renvoi). L'indu peut résulter d'une erreur de l'allocataire (déclaration tardive d'un changement, oubli d'une ressource) ou d'une simple variation de situation détectée a posteriori.

La récupération s'effectue par retenue sur les versements en cours, dans la limite d'un quotient familial protégé. La CAF négocie souvent un échéancier en cas d'indu important ; le bénéficiaire peut également solliciter une remise de dette (totale ou partielle) en cas de précarité, par dépôt d'un dossier auprès de la commission de recours amiable de la CAF.

En cas de fraude caractérisée — fausse déclaration, dissimulation volontaire de ressources, faux documents — la sanction peut aller du simple recouvrement de l'indu à une pénalité administrative (art. L. 114-17 CSS), une exclusion du droit à toutes les prestations CAF pendant 1 à 5 ans, voire une poursuite pénale pour escroquerie (art. 313-1 du Code pénal — 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende).

Recours amiables et contentieux

Tout allocataire qui conteste une décision de la CAF — refus, diminution, suspension, indu — dispose de plusieurs voies de recours.

Recours administratif préalable obligatoire (RAPO) : il doit être déposé dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision contestée, auprès de la commission de recours amiable (CRA) de la CAF (art. L. 142-4 CSS). Le recours est gratuit, peut être déposé en ligne sur le compte CAF ou par courrier recommandé. La CRA dispose d'un délai d'un mois pour répondre ; à défaut, le silence vaut rejet implicite.

En cas de rejet, le requérant peut saisir le tribunal judiciaire — pôle social (anciennement TASS) dans un délai de 2 mois à compter de la notification de la décision de la CRA (art. L. 142-9 CSS). La procédure est gratuite et n'impose pas la représentation par avocat. L'aide juridictionnelle est ouverte sous conditions de ressources.

Pour les recours portant sur la décision de conventionnement du logement (et non sur le calcul de l'APL), la juridiction compétente est le tribunal administratif.

Cas particuliers

Plusieurs situations méritent une attention particulière :

  • Étudiants — peuvent bénéficier de l'APL en chambre universitaire, en location individuelle ou en colocation. Le rattachement au foyer fiscal des parents n'empêche pas le droit à titre personnel, mais peut réduire le montant. Les boursiers bénéficient de modalités de calcul plus favorables (forfait de ressources réduit).
  • Couples séparés ou divorcés — chaque parent peut percevoir l'APL pour la résidence où il accueille les enfants, avec partage des allocations en cas de garde alternée déclarée à la CAF.
  • Salariés mutés à l'étranger — perdent en principe le droit à l'APL pendant la durée du détachement, sauf si la résidence principale française reste occupée par le conjoint et les enfants.
  • Personnes hébergées à titre gratuit — n'ont pas droit à l'APL, sauf cas particuliers (résidence sociale, foyer logement pour personnes âgées).
  • Bailleurs sociaux et tiers payant — l'APL peut être versée directement au bailleur (art. L. 832-1 CCH), ce qui réduit d'autant le loyer dû. C'est la règle pour la plupart des HLM ; le locataire ne reçoit alors que la différence éventuelle.
  • Étrangers hors UE/EEE — bénéficient de l'APL sous condition de séjour régulier ; la condition de durée préalable de séjour de 5 ans (parfois exigée pour le RSA) n'est pas applicable à l'APL.

Cas pratiques APL 2026

Pour aider à comprendre concrètement comment fonctionne l'Aide Personnalisée au Logement (APL), voici plusieurs cas chiffrés couvrant des situations typiques en 2026.

Cas 1 — Étudiant seul, 22 ans, en colocation à Paris

  • Logement conventionné, chambre de 12 m², loyer 480 EUR/mois.
  • Bourse universitaire échelon 4 : 350 EUR/mois (revenus de référence pris en compte).
  • Travail étudiant 12h/semaine, 480 EUR/mois.
  • APL calculée : 215 EUR/mois.
  • Loyer après APL : 265 EUR/mois.
  • Sources combinées : 350 + 480 + 215 = 1 045 EUR/mois.

Cas 2 — Couple avec deux enfants (5 et 9 ans), Lille, locataires

  • Appartement T4 conventionné, loyer 920 EUR/mois charges comprises.
  • Revenus du foyer : 2 100 EUR/mois nets (salaires combinés).
  • Allocations familiales CAF : 150 EUR/mois (2 enfants).
  • APL calculée : 295 EUR/mois.
  • Reste à charge logement : 625 EUR/mois.
  • Budget mensuel après loyer net : 2 100 + 150 + 295 - 920 = 1 625 EUR/mois.

Cas 3 — Famille monoparentale, mère + 3 enfants, Marseille

  • Logement HLM conventionné, loyer 580 EUR/mois.
  • RSA majoré pour parent isolé : 977 EUR/mois.
  • Allocations familiales + supplément monoparental : 350 EUR/mois.
  • Allocation de soutien familial (ASF) : 195 × 3 = 585 EUR/mois (père absent).
  • APL calculée : 280 EUR/mois.
  • Total mensuel : 977 + 350 + 585 + 280 = 2 192 EUR/mois.
  • Reste à charge logement : 300 EUR/mois.

Cas 4 — Retraité seul, 72 ans, propriétaire en accession Bordeaux

  • Pension de retraite : 1 080 EUR/mois.
  • Mensualité de prêt immobilier (achat en 2018) : 690 EUR/mois.
  • APL accession à la propriété : 145 EUR/mois (versée jusqu'au remboursement final).
  • Aide complémentaire ASPA (minimum vieillesse) : 0 EUR (revenus dépassent le seuil).
  • Reste mensuel après crédit : 1 080 + 145 - 690 = 535 EUR/mois pour vivre.

Cas 5 — Jeune actif, célibataire, 28 ans, Lyon, premier emploi

  • Studio 26 m², loyer 580 EUR/mois charges comprises.
  • Salaire : 1 750 EUR/mois nets (CDI à temps plein, deuxième échelon).
  • APL calculée : 95 EUR/mois.
  • Reste à charge logement : 485 EUR/mois.
  • Budget après loyer : 1 750 + 95 - 580 = 1 265 EUR/mois.

Ces exemples montrent que l'APL permet, dans la grande majorité des cas, de réduire de 25 % à 40 % la charge du loyer pour les ménages éligibles. L'effet redistributif est marqué pour les familles nombreuses, les parents isolés, les étudiants, et les retraités à faibles revenus.

Démarches CAF 2026 : étapes clés et délais

La demande d'APL se fait exclusivement en ligne depuis 2017 via le site officiel caf.fr ou la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour les ressortissants du régime agricole. Voici les étapes détaillées en 2026 :

  1. Création du compte CAF : sur caf.fr, à l'aide du numéro de sécurité sociale (NIR). Pour les nouveaux arrivants en France, le NIR est attribué après inscription à la Sécurité Sociale (formulaire S1106 pour les salariés, S3712 pour les étudiants).
  2. Connexion via FranceConnect : depuis 2024, la connexion à l'espace CAF utilise FranceConnect (compte impots.gouv.fr, ameli.fr, ou identifiant La Poste). Cela simplifie l'authentification et garantit la sécurité.
  3. Simulation préalable : avant la demande, utiliser le simulateur officiel sur caf.fr pour estimer le montant. La simulation prend en compte : type de logement, loyer, revenus du foyer, composition familiale, zone géographique.
  4. Constitution du dossier : remplir le formulaire en ligne avec : adresse et numéro fiscal, RIB, contrat de bail (à téléverser), avis d'imposition de N-2, dernières fiches de paie (3 mois), certificat de scolarité pour les étudiants, attestation de la résidence universitaire le cas échéant.
  5. Vérification des pièces : la CAF peut demander des pièces complémentaires (justificatif de domicile, attestation employeur, etc.). Le traitement est suspendu tant que toutes les pièces ne sont pas fournies.
  6. Délai de traitement : moyenne nationale 2025 = 21 jours. En zones tendues (Île-de-France, PACA), peut aller jusqu'à 6 semaines. Pour les étudiants en rentrée universitaire (septembre-octobre), comptez 4-8 semaines.
  7. Décision et notification : envoyée par email et accessible dans l'espace personnel CAF. Précise le montant mensuel, la date d'effet, et les modalités de versement.
  8. Versement : directement au propriétaire ou au gestionnaire (tiers payant), le 5 du mois suivant. Pour les locataires : déduction automatique du loyer, ils ne paient que le reste à charge. Pour les propriétaires en accession : versement sur leur compte bancaire.
  9. Renouvellement annuel : chaque année, la CAF recalcule l'APL en tenant compte des revenus actualisés (déclaration fiscale). Pas de démarche de la part du bénéficiaire, mais il faut mettre à jour ses données en cas de changement de situation.

Démarches spécifiques pour les nouveaux arrivants en France :

  • Étudiants étrangers : peuvent demander l'APL dès leur inscription en France, à condition d'avoir un titre de séjour valable, un logement, et un compte bancaire français. Délai : 6-8 semaines.
  • Travailleurs détachés UE : APL accessible dès 3 mois de présence et inscription URSSAF. Documents demandés : contrat de travail, attestation employeur.
  • Réfugiés et bénéficiaires de la protection subsidiaire : APL accessible dès l'obtention du statut, avec rappel rétroactif possible pour la période antérieure si le logement est conforme.
  • Travailleurs frontaliers (résidant en France, travaillant à Monaco, Suisse, Luxembourg) : APL accessible si conditions remplies. Les revenus étrangers sont pris en compte avec conversion en euros.

Pour toute question, le numéro CAF unique national est le 3230 (appel non surtaxé). Les permanences locales sont accessibles sur rendez-vous via caf.fr ou par téléphone.

43 € / mois

Loyer plafonné 295,00 € + charges 56,30 € − PP 308,75 € = 42,55 €

600
18000
1
  • Loyer plafonné 295,00 €
  • Forfait charges 56,30 €
  • Participation personnelle − 308,75 €
  • APL 42,55 €

Calcul en direct 2026 — gratuit, sans inscription

Source : Service-Public.fr — Aide personnalisée au logement (APL)

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