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Allocation aux adultes handicapés (AAH)

Disability allowance for adults

Jusqu'à 1 016 € par mois pour les personnes en situation de handicap — un droit ouvert à plus d'un million de Français.

≈ 11,400 €/an Complexité CAF + MDPH (Maison départementale des personnes handicapées)
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L'allocation aux adultes handicapés (AAH) est versée par la CAF aux personnes en situation de handicap dont le taux d'incapacité est reconnu par la commission des droits et de l'autonomie (CDAPH) auprès de la MDPH. Plus de 1,3 million de bénéficiaires perçoivent l'AAH. Le dossier MDPH est complexe : un certificat médical détaillé est obligatoire, et les délais de décision peuvent atteindre plusieurs mois. Depuis 2023, l'AAH est déconjugalisée — les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte.

Conditions d'éligibilité

L'AAH est attribuée si :

  • vous avez 20 ans ou plus (16 ans si vous n'êtes plus à charge de vos parents)
  • votre taux d'incapacité reconnu par la CDAPH est ≥ 80 %, ou compris entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi
  • vos ressources personnelles ne dépassent pas le plafond annuel
  • vous résidez en France de façon stable et régulière

Fondement juridique

L'allocation aux adultes handicapés (AAH) est régie par les articles L. 821-1 à L. 821-9 du Code de la sécurité sociale (CSS), complétés par les articles R. 821-1 à R. 821-9 du même code. Créée par la loi du 30 juin 1975 d'orientation en faveur des personnes handicapées (loi 75-534), elle constitue un minimum social spécifique destiné aux personnes en situation de handicap dont les revenus sont insuffisants.

Le cadre normatif a été profondément remanié par :

  • la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (loi 2005-102), qui a institué les MDPH et la CDAPH ;
  • la loi du 16 août 2022 portant mesures d'urgence pour la protection du pouvoir d'achat (loi 2022-1158), qui a procédé à la déconjugalisation de l'AAH — entrée en vigueur le 1er octobre 2023.

L'AAH est versée par les CAF (Caisses d'allocations familiales) et par la MSA (Mutualité sociale agricole) pour les assurés du régime agricole. La décision d'attribution relève de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH), qui siège au sein de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

Conditions d'attribution

Pour percevoir l'AAH, le demandeur doit cumuler quatre conditions (art. L. 821-1 et L. 821-2 CSS) :

  • Âge — au moins 20 ans. Possible dès 16 ans pour les jeunes qui ne sont plus à charge au sens des prestations familiales.
  • Taux d'incapacité reconnu par la CDAPH égal ou supérieur à 80 %, OU compris entre 50 % et 79 % avec une restriction substantielle et durable d'accès à l'emploi (RSDAE), définie par le décret 2011-974.
  • Résidence — résidence stable et régulière en France métropolitaine ou dans les outre-mer (art. R. 821-1 CSS). Pour les ressortissants étrangers hors UE/EEE/Suisse : titre de séjour autorisant le travail.
  • Ressources — ressources personnelles inférieures au plafond annuel (12 193 € pour une personne seule en 2024 ; 22 069 € pour un couple avant la déconjugalisation).

L'AAH n'est pas soumise à condition de cotisations préalables. Elle est cumulable avec une pension d'invalidité, une pension de retraite et — depuis la déconjugalisation — sans prise en compte des revenus du conjoint.

La déconjugalisation 2023

L'une des réformes les plus attendues du quinquennat précédent : la loi 2022-1158 du 16 août 2022 a supprimé la prise en compte des revenus du conjoint, partenaire de PACS ou concubin dans le calcul de l'AAH. La mesure est entrée en vigueur au 1er octobre 2023.

Avant la réforme, l'AAH était calculée sur les ressources du couple ce qui pouvait priver d'allocation un bénéficiaire dont le conjoint avait un revenu modeste. Conséquence : une dépendance économique vis-à-vis du conjoint qui était dénoncée depuis des années par les associations (APF France handicap, Unapei, FNATH) sous le nom de « prix de l'amour ».

Avec la déconjugalisation, le calcul se base désormais sur les seules ressources personnelles du bénéficiaire (art. L. 821-3 CSS modifié). Pour les couples où la déconjugalisation entraînerait une baisse, un mécanisme de garantie maintient l'ancien calcul tant qu'il est plus favorable (cd. clause de sauvegarde — décret 2023-922).

Effet pratique : environ 120 000 bénéficiaires supplémentaires ont été admis à l'AAH ou ont vu leur montant augmenter à compter d'octobre 2023. Le coût annuel pour les finances publiques est estimé à 560 millions d'euros (étude d'impact du PLFSS 2023).

Calcul du montant

Depuis le 1er avril 2024, le montant maximum mensuel de l'AAH s'élève à 1 016,05 € pour une personne seule sans autres ressources. Le montant est revalorisé chaque année au 1er avril en fonction de l'inflation hors tabac (art. L. 821-3-1 CSS).

L'AAH est une allocation différentielle : elle complète les autres ressources personnelles jusqu'à atteindre le plafond. Si tu perçois 400 €/mois d'autre revenu, l'AAH versée sera de 1 016,05 − 400 = 616,05 €.

Cumul avec une activité professionnelle (art. L. 821-3 et R. 821-4 CSS) :

  • Abattement de 80 % sur les revenus d'activité jusqu'à 30 % du SMIC (~457 €/mois en 2024).
  • Abattement de 40 % sur la part de revenus d'activité au-delà de 30 % du SMIC.

Concrètement : un bénéficiaire qui gagne 600 €/mois en travail adapté n'est diminué de son AAH que de 198,80 € (= 0,2 × 457 + 0,6 × (600 − 457)). L'abattement vise à encourager le maintien dans l'emploi.

Compléments de ressources

Le montant de base de l'AAH peut être complété par deux dispositifs distincts. Attention, ils ne sont pas cumulables entre eux (art. L. 821-1-1 et L. 821-1-2 CSS).

Complément de ressources (CR) :

  • Montant : 179,31 €/mois (2024), porté à 1 195,36 € avec l'AAH au taux plein.
  • Conditions : taux d'incapacité ≥ 80 %, capacité de travail < 5 %, ne pas exercer d'activité depuis au moins un an, et bénéficier d'un logement indépendant ou d'un foyer occupationnel.
  • Note importante : le CR ne peut plus être attribué pour de nouvelles demandes depuis le 1er décembre 2019 (art. 266 loi 2018-1317), mais reste versé aux bénéficiaires antérieurs et renouvelé tant qu'ils remplissent les conditions.

Majoration pour la vie autonome (MVA) :

  • Montant : 104,77 €/mois (2024).
  • Conditions : taux d'incapacité ≥ 80 %, ne pas exercer d'activité professionnelle, occuper un logement indépendant et percevoir une aide au logement (APL/ALS/ALF).
  • Cumul avec l'AAH : l'AAH et la MVA s'additionnent — 1 016,05 + 104,77 = 1 120,82 €/mois.
  • La MVA reste ouverte aux nouvelles demandes.

Procédure de demande

La demande d'AAH se fait auprès de la MDPH du département de résidence, via le formulaire CERFA n° 15692*01 intitulé « Formulaire de demande auprès de la MDPH » (formulaire commun à toutes les prestations MDPH : AAH, AEEH, PCH, RQTH, carte mobilité inclusion, etc.).

Pièces à joindre obligatoirement :

  • le formulaire de demande complété et signé ;
  • le certificat médical CERFA n° 15695*01, daté de moins de 6 mois, établi par le médecin traitant ou un spécialiste, détaillant les déficiences, limitations d'activité et besoins en compensation ;
  • un projet de vie rédigé librement par le demandeur (volet libre), décrivant ses attentes, projets et difficultés quotidiennes ;
  • une copie de la pièce d'identité (CNI, passeport, ou titre de séjour) ;
  • un justificatif de domicile de moins de 3 mois ;
  • les derniers avis d'imposition du demandeur (et du conjoint pour les demandes antérieures à octobre 2023, désormais sans objet pour le calcul AAH).

La MDPH accuse réception, instruit le dossier (étude des pièces médicales et administratives), puis le transmet à la CDAPH qui statue collégialement. La CDAPH dispose d'un délai légal de 4 mois pour décider (art. R. 241-33 du Code de l'action sociale et des familles) ; au-delà, le silence vaut décision implicite de rejet, ouvrant droit à recours.

Une fois la décision favorable rendue, la MDPH la transmet à la CAF, qui procède à l'instruction administrative (vérification des ressources, du domicile) et à la mise en paiement. Premier versement : généralement 1 à 2 mois après le verbal CDAPH.

Délais de traitement réels

Le délai légal de 4 mois est en pratique rarement respecté. Selon le rapport annuel 2023 de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA), le délai moyen de traitement d'une demande AAH par les MDPH est de :

  • 5,4 mois en moyenne nationale (2023) ;
  • jusqu'à 10 à 12 mois dans les départements les plus saturés (Seine-Saint-Denis, Bouches-du-Rhône, Nord) ;
  • 2 à 3 mois dans les départements ruraux moins chargés.

En cas de dépassement du délai légal, le demandeur peut :

  • saisir le défenseur des droits via son site (defenseurdesdroits.fr) — gratuit, sans avocat ;
  • former un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif contre la décision implicite de rejet, dans les 2 mois suivant l'expiration du délai légal (CSS et CJA) ;
  • solliciter un secours d'urgence auprès du conseil départemental ou des CCAS pour les besoins immédiats.

Astuce : déposer le dossier complet d'emblée (avec un certificat médical détaillé et un projet de vie circonstancié) accélère significativement l'instruction. Les dossiers incomplets sont mis en attente jusqu'à régularisation, ce qui peut ajouter 2 à 4 mois.

Durée d'attribution et renouvellement

La durée d'attribution de l'AAH dépend de la nature du handicap (art. R. 821-5 CSS) :

  • Taux d'incapacité ≥ 80 % : durée de 1 à 10 ans, renouvelable. Depuis le décret 2018-1294 du 27 décembre 2018, la CDAPH peut accorder une attribution à vie si le handicap n'est pas susceptible d'évolution favorable.
  • Taux d'incapacité 50-79 % avec RSDAE : durée de 1 à 5 ans, renouvelable. Pas d'attribution à vie possible.

L'attribution à vie a été massivement étendue à partir de 2019 : selon la CNSA, plus de 180 000 bénéficiaires ont depuis 2019 reçu une décision d'AAH à vie, supprimant le besoin de réintroduire un dossier tous les 5 à 10 ans.

Pour les bénéficiaires hors attribution à vie, la demande de renouvellement se dépose à la MDPH au plus tard 6 mois avant l'expiration du droit en cours. Mêmes pièces que la demande initiale, mais procédure simplifiée si la situation médicale n'a pas évolué (CERFA 15692*01 + certificat médical mis à jour).

Obligations déclaratives

Le bénéficiaire de l'AAH est tenu de communiquer à la CAF, dans un délai d'un mois, tout changement susceptible d'affecter son droit ou son montant (art. R. 532-3 CSS). Sont notamment concernés :

  • tout changement d'adresse, y compris à l'intérieur de la même commune ;
  • toute modification de situation familiale — mariage, PACS, séparation, naissance d'un enfant — étant entendu que depuis octobre 2023 les revenus du conjoint ne sont plus pris en compte pour le calcul, mais d'autres prestations (APL, ASF) le restent ;
  • toute nouvelle ressource non automatiquement transmise par les administrations partenaires : héritage, donation, indemnités diverses ;
  • toute reprise d'activité professionnelle ou modification du temps de travail (modifie l'abattement) ;
  • tout départ à l'étranger de plus de 3 mois consécutifs (suspend le droit, sauf exceptions médicales).

Depuis le déploiement du dispositif déclaration automatisée des revenus (DAR) en 2021, une grande partie des données fiscales et de ressources est transmise automatiquement à la CAF par la DGFiP, France Travail et l'Assurance maladie. Le bénéficiaire reste néanmoins responsable des informations non automatiquement collectées.

Indus, sanctions et fraude

Lorsque le bénéficiaire a perçu une AAH à laquelle il n'avait pas droit ou pour un montant supérieur, la CAF émet un indu (art. L. 553-2 CSS, applicable par renvoi). L'indu peut résulter d'une simple variation de situation détectée a posteriori, ou d'une dissimulation volontaire.

La récupération s'effectue par retenue sur les versements en cours, dans la limite d'un quotient familial protégé (le bénéficiaire ne peut être ramené en dessous d'un minimum vital). La CAF peut aussi proposer un échéancier en cas d'indu important.

Pour les cas caractérisés de fraude, les sanctions sont graduées (art. L. 114-17 et L. 114-17-1 CSS) :

  • Avertissement ou amende administrative (jusqu'à 4 fois le PMSS, soit ~14 800 € en 2024) pour les cas de bonne foi mal documentée.
  • Pénalité administrative de 50 % à 300 % de l'indu pour les fausses déclarations délibérées.
  • Exclusion du bénéfice de toutes les prestations CAF pendant 1 à 5 ans pour les cas de fraude répétée.
  • Poursuites pénales pour escroquerie aux prestations sociales (art. 313-1 et 441-6 du Code pénal) — 5 ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende.

Recours amiables

Tout bénéficiaire qui conteste une décision peut former plusieurs recours selon l'autorité de la décision contestée.

Décisions de la CDAPH (taux d'incapacité, durée d'attribution, complément) :

  • Recours administratif préalable obligatoire (RAPO) à la MDPH dans un délai de 2 mois à compter de la notification (art. R. 241-32 CASF). Le dossier est ré-examiné par la même CDAPH (parfois renforcée d'un médecin neutre).
  • Conciliation par un conciliateur désigné au sein de la MDPH, gratuite et facultative.

Décisions de la CAF (calcul du montant, indu, suspension) :

  • Recours administratif préalable obligatoire à la commission de recours amiable (CRA) de la CAF dans un délai de 2 mois à compter de la notification (art. L. 142-4 CSS). La CRA dispose d'un mois pour répondre ; le silence vaut rejet implicite.

Les recours amiables sont gratuits et peuvent être déposés sur l'espace allocataire CAF ou par courrier recommandé. Une association de défense (APF France handicap, Unapei, FNATH, ATD Quart Monde) peut accompagner gratuitement le requérant à toutes les étapes.

Recours contentieux

Si le RAPO échoue, le requérant peut saisir la justice. La compétence dépend de la nature du litige.

Pôle social du tribunal judiciaire (art. L. 142-9 CSS et L. 142-1 CASF) — pour les litiges portant sur :

  • le taux d'incapacité reconnu par la CDAPH ;
  • la durée d'attribution ;
  • le calcul du montant AAH ;
  • les indus CAF.

Délai : 2 mois à compter de la notification de la décision sur RAPO. Procédure gratuite, représentation par avocat non obligatoire mais conseillée. L'aide juridictionnelle est accessible sous conditions de ressources : pour 2024, prise en charge totale jusqu'à 12 838 €/an de revenu fiscal.

Cour d'appel en cas de rejet en première instance — délai d'un mois à compter de la notification du jugement.

Cour de cassation en dernier ressort, exclusivement sur des questions de droit. Représentation par un avocat aux Conseils est obligatoire.

Pour les décisions administratives MDPH/conseil départemental non couvertes par la compétence du pôle social (par exemple le refus de RQTH ou de carte mobilité), c'est le tribunal administratif qui est compétent (art. L. 412-1 CJA).

Les associations spécialisées (notamment APF France handicap et la FNATH) tiennent des permanences juridiques gratuites dans la plupart des départements pour accompagner les recours contentieux.

Cas particuliers

Plusieurs situations méritent attention :

  • AAH et retraite — l'AAH peut être maintenue au-delà de l'âge légal de retraite (62 ans en 2024) pour les bénéficiaires dont le taux d'incapacité est ≥ 80 % et qui n'ont pas droit à une pension de retraite à taux plein. Possible cumul partiel avec l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) sous certaines conditions.
  • AAH et invalidité — cumulable avec une pension d'invalidité (art. L. 821-1 CSS). L'AAH joue alors le rôle de complément différentiel jusqu'au montant maximum.
  • Hospitalisation et hébergement — l'AAH peut être réduite à 30 % de son montant maximum après 60 jours consécutifs d'hospitalisation gratuite ou d'accueil en établissement médico-social financé par l'Assurance maladie ou l'aide sociale (art. R. 821-8 CSS). Suspension non automatique : il faut que la CAF reçoive l'information.
  • Détention — l'AAH est suspendue en cas d'incarcération de plus de 60 jours, et reprend automatiquement à la sortie sur simple notification.
  • Étrangers hors UE/EEE — bénéficient de l'AAH sous condition de séjour régulier ; la condition d'antériorité de séjour de 5 ans (parfois exigée pour le RSA) ne s'applique pas à l'AAH.
  • Apprentissage et stages — les bénéficiaires AAH âgés de 16-20 ans peuvent cumuler l'allocation avec une indemnité de stage ou d'apprentissage, dans les limites de l'abattement de 80/40 %.
  • Travailleurs en ESAT — l'AAH se cumule avec la rémunération garantie des établissements et services d'aide par le travail (entre 55 % et 110 % du SMIC), mais la rémunération est intégrée dans le calcul des ressources (art. L. 821-2 CSS).

Associations et accompagnement

Plusieurs associations spécialisées proposent un accompagnement gratuit, du dépôt du dossier MDPH jusqu'au recours contentieux :

  • APF France handicap (apf-francehandicap.org) — la plus importante association généraliste sur le handicap moteur. Permanences juridiques et sociales dans tous les départements.
  • Unapei (unapei.org) — handicap mental et psychique. Réseau de plus de 600 associations locales.
  • FNATH (fnath.org) — accidents du travail et maladies professionnelles, mais aussi handicap acquis. Forte expertise contentieuse.
  • Coordination handicap autonomie (CHA) — fédération de petites associations spécialisées.
  • UDAF (udaf.fr) — accompagnement budgétaire et juridique des familles, incluant les bénéficiaires AAH.

Pour la rédaction du projet de vie — pièce souvent décisive du dossier MDPH — les CCAS et les services sociaux du conseil départemental proposent également une aide individualisée. Le projet de vie n'est pas obligatoire mais son absence ou sa pauvreté nuit à la décision : la CDAPH apprécie l'impact concret du handicap sur les actes de la vie quotidienne, le travail, la formation et les loisirs.

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